( 5 décembre, 2009 )

La Turmelière : centre de patrimoine littéraire

« Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux… »
(Joachim du Bellay, Les Regrets, XXXI)

1) Historique du lieu

http://turmeliereresidenceolivierlebleu.unblog.fr/files/2009/12/laturmeliremedievalcastle.jpgDerrière l’actuel château de la Turmelière datant de 1887 s’élèvent les ruines du manoir dans lequel naquit Joachim du Bellay en 1522, et où il passa les vingt premières années de sa vie. Resté propriété privée pendant plusieurs siècles, le domaine est aujourd’hui ouvert à la création.

Seules des ruines romantiques subsistent du « clos de la pauvre maison » évoquée par Joachim du Bellay dans « Heureux qui comme Ulysse » (Les Regrets, XXXI). Mais, grâce à ce célèbre sonnet, elles ont pris une toute autre dimension.
Ces ruines auraient pu disparaître après les ravages des guerres de Vendée, cependant à la fin du XIXème siècle le comte Thoinnet, fier de son illustre prédécesseur, s’inspira du sonnet de Joachim du Bellay pour façonner le site de manière à accentuer visiblement le lien entre les ruines et le sonnet des Regrets. Ainsi, le promeneur pénétrant aujourd’hui dans l’enceinte du manoir est-il charmé par cette coïncidence naturelle, mais aussi provoquée, des lieux et du texte.

En 1945 la Fédération des Amicales Laïques (F.A.L.) de Loire-Atlantique achète le château du comte Thoinnet par souscription afin d’en faire un aérium-école pour les enfants ayant souffert de la guerre. Cet aérium devint par la suite l’Institut de Rééducation et de Psychothérapie Jean-Baptiste Daviais, toujours présent sur le site, et installé dans d’autres bâtiments plus récents.

2) L’association La Turmelière

http://turmeliereresidenceolivierlebleu.unblog.fr/files/2009/12/laturmelirenapoiiicastle.jpgCréée en 1988 et basée dans le château, l’association La Turmelière est affiliée à la Ligue Française de l’Enseignement et de l’Education Populaire, mouvement complémentaire de l’Education Nationale. Au travers de ses activités, elle défend des objectifs axés sur l’éducation, l’engagement civique et la solidarité. Avec une approche pluridisciplinaire, l’association intervient auprès des jeunes en priorité (classes de découverte, centres de vacances…). Les trois secteurs développés sont :

La lecture et l’écriture
L’éducation à l’environnement
La pratique sportive

Le travail de mise en relation entre ces différents secteurs permet de faire prendre conscience aux enfants de la diversité des regards possibles sur le monde. Ils sont invités à devenir acteurs de leur avenir.

3) Une terre de littératures

Site envoûtant, le domaine de la Turmelière incite à la rêverie et à l’écriture ceux qui s’y aventurent. Source d’inspiration pour l’un des textes les plus connus de la poésie française, il nourrit aujourd’hui encore les lectures et les écrits d’enfants, de jeunes et d’adultes.

La Turmelière, site natal de Joachim du Bellay, appartient à notre patrimoine littéraire. Aujourd’hui ce lieu peut être perçu de multiples façons. Ainsi est-il tout à la fois :

-un lieu historique : Joachim du Bellay y vécut la majeure partie de sa courte vie. Avec ses amis de la Pléiade, il fut à l’origine du premier manifeste pour la « défense et illustration de la langue française », avant de passer quatre années à Rome où il écrivit ses poèmes les plus célèbres, et de mourir à Paris à l’âge de 38 ans.

-un lieu thématique : lorsque Joachim du Bellay, séjournant à Rome, cite son « petit Lyré » (Les Regrets, XXXI), il n’évoque pas seulement sa maison familiale, il aborde le vaste thème de l’exil, du pays perdu et de l’enfance lointaine. C’est pourquoi ce thème général est au coeur de nos projets autour de l’écriture et de la création artistique (résidences d’auteurs, ateliers d’écriture…).

-un lieu symbolique : la Turmelière est devenue grâce au sonnet de Joachim du Bellay l’emblème des lieux suscitant la nostalgie, l’état de ruines du manoir accentuant encore l’image mélancolique de la fuite du temps et du passé perdu.

-un lieu « inspiré » : les ruines romantiques de la maison du poète, situées à flanc de coteau, ombragées de hautes futaies, incitent presque naturellement à la promenade et à la rêverie, propices à la création littéraire.

C’est donc « sous le patronage » de Joachim du Bellay que le centre du patrimoine littéraire de la Turmelière est aujourd’hui un lieu de lecture et d’écriture, permettant à chacun de contribuer, à la suite du poète liréen, à l’ « illustration » de la langue française. Les thèmes développés sur le site sont tous liés à l’oeuvre du poète des Regrets : exil, pays d’enfance, langue française.

( 2 décembre, 2009 )

Paroles de chansons

Pour le chanteur Daniel LEVI, dans son album « Entre parenthèses ». http://www.daniellevi.org
daniellevientreparenthses.jpg
JE TE DIRAI

Quand mon corps sera lourd
Sur ma peau, points de sutures
A genoux au pied du mur
Quand mon coeur sera sourd
A la terre qui tourne court
Sans que nul ne me rassure
J’avouerai dans un murmure

Et je te dirai, bien plus que des mots
Des maux sans remède avant le mystère
Et je te dirai, juste quelques mots
Sans aveu de trop, avant de me taire
Quand mes yeux verront pire

Sur un écran point de mire
Nul espoir nulle méprise
Etonné je lâcherai prise
Quand mes mains seront vides
Au parchemin de mes rides
Sans besoin de l’élixir, je saurai enfin sourire

Et je te dirai, bien plus que des mots
Des maux sans remède avant le mystère
Et je te dirai, juste quelques mots
Sans aveu de trop, avant de me taire oh…

Et je te dirai…

(1996 – Paroles : O.Lebleu / Musique : D. Lévi)

Pour la chanteuse Patricia LAY. Ecoutez la chanson sur le site de l’artiste : http://www.myspace.com/patricialay
patricialay.jpg
LE TROISIEME TESTAMENT

Salam ou shalom
Tous les saluts des hommes
Étrang’ment se ressemblent
Quand ils vivent ensemble

Coran ou Torah
Le désert appartiendra
À ceux qui savent vivre ensemble
Ensemble

Plus de prophétie
Toi tu peux être le Messie
Ecris la fin de tes tourments
Dans un troisième Testament

Jaune, Noir ou Blanc
On a le même sang
Et la même frontière
La forme de la Terre

Yahvé ou Allah
Parlent d’une seule voix
Celle qui fera de toi mon frère
Mon frère

Depuis la Mer Morte
Et jusqu’au seuil de ta porte
Jusqu’aux aurores de la banquise
La Terre entière t’est promise.

(2005 – Paroles : O.Lebleu / Musique : E.Espéjo/C.Laidet/B.Ramon)

( 2 décembre, 2009 )

Dialogue de théâtre

En 2008, dans le cadre de la Semaine Internationale de la langue française, l’association « Scènes-en-Ré » de Danielle Dumas (http://scenes-en-re.blogspirit.com) avait lancé un concours d’écriture théâtrale. La consigne était d’utiliser les dix mots suivants : « Apprivoiser, boussole, jubilatoire, palabre, passerelle, rhizome, s’attabler, tact, toi, visage ». Le texte d’Olivier Lebleu remporta le premier prix ex-aequo dans la catégorie « Dialogue ».

SUITE ET FAIM

Un homme au costume défraîchi d’aviateur est assis sous un arbre sans feuille, perdu dans un désert de sable. Il semble à bout de forces. Un enfant blond s’avance, du fond de la scène, portant au cou une longue écharpe.

L’HOMME, stupéfait : Je ne rêve pas, c’est bien toi ?
L’ENFANT : Evidemment.
H : Et moi, tu me reconnais ?
E : Vous avez le visage un peu brûlé, mais je vous ai tout de suite reconnu.
H : Je croyais que tu étais reparti pour ta planète !
E : Je n’ai pas trouvé la passerelle. Et vous, vous deviez repartir en avion ?
H : La boussole de bord était cassée. J’ai volé jusqu’à épuisement du carburant, j’ai dû voler en rond. Mon avion est venu mourir sur une dune.
E : Ce n’est pas de chance.
H : Tu es seul… Et ce renard que tu devais apprivoiser ?
E : Ce n’était pas un renard, mais un fennec. Il a disparu une nuit, j’ai dû manquer de tact.
H, riant : Et nous revoici ensemble, à parler sous cet arbre… C’est jubilatoire !
E : Non, c’est normal : c’est un arbre à palabre.
H : C’est vrai. Pardon de te recevoir ainsi. Il n’y a rien pour s’asseoir, rien pour s’attabler. Mais puisqu’il n’y a rien à manger… Comment as-tu survécu si longtemps dans ce désert ?
E : Je me suis nourri de rhizomes.
H : De quoi ?
E : Ce sont des tiges souterraines, entre les racines et les feuilles.
H : Comme du manioc ?
E : Oui, du manioc de fleurs.
H : Alors tu as mangé des fleurs ?
E, bouleversé : Oui…
H : Excuse-moi.
E : Je ne vous excuse pas. Bientôt, c’est vous qui me mangerez.
H : Tu es fou ? Je ne mange pas les enfants !
E, haussant les épaules : Pourquoi ? J’ai bien mangé des fleurs.
H : Tu es le plus jeune, c’est toi qui dois survivre. Je n’en ai plus pour très longtemps. Quand je serai mort, tu pourras boire mon sang et manger ma chair.
E : J’ai déjà entendu cette histoire.
H : J’ai toujours mon couteau et mon briquet. En brûlant quelques branches de notre arbre, tu pourras me cuire. Ce sera meilleur.
E : Je ne sais pas. Oui, peut-être.
H : Tu comprends, il faut que cette histoire finisse bien. Pour que tu puisses la raconter à tes enfants.
E : Je ne pourrai jamais dire que je vous ai mangé.
H : Moi, je serai fier de t’avoir nourri.
E : Alors d’accord.
H : Et je deviendrai saint, Saint-Antoine.
E : Celui qui retrouve les petits Princes égarés ?
H : Donne-moi ta main. Maintenant, je vais fermer les yeux et tu vas me raconter toute ton histoire.
E : C’est un peu long, vous n’allez pas mourir tout de suite ?
H : Je te promets d’attendre la fin.

Olivier LEBLEU (1er février 2008)

( 30 novembre, 2009 )

Sa biographie de Mike Brant (synopsis)

Moshé BRAND est un enfant de la tragédie. Parce qu’ils sont juifs, ses parents polonais doivent affronter l’horreur du fanatisme nazi : dans les rangs de l’armée russe pour son père, dans le ghetto de Lodj puis au camp d’AUSCHWITZ pour sa mère. Quand ces deux survivants du Génocide se rencontrent et décident d’unir leur destin, c’est pour échouer dans un nouveau camp : sur l’île de CHYPRE, là où les Britanniques parquent ces migrants illégaux en route vers la Terre Promise. Comme si une autre fin justifiait les mêmes moyens.

Le 1er février 1947, Moshé voit donc le jour derrière des barbelés, près de la ville chypriote de Famagouste. Le petit garçon est magnifique, mais il ne parle pas. Jusqu’alors on a tant crié, hurlé, gémi. Il restera muet, sans aucune raison physiologique, jusqu’à l’âge de 4 ou 5 ans.
photombn4bisjpg.jpg
L’enfant a 2 mois quand sa famille s’installe enfin en ISRAEL. Ils ne s’installent pas plus loin que le port d’HAIFA. Contrairement à certaines versions aussi romanesques que farfelues, Moshé trouvera sa voix simplement en répétant le cri du glacier passant sous les fenêtres de l’appartement familial. Non seulement il parle mais il chante. C’est plus beau et ça le rend aussi heureux que ceux qui l’écoutent. On le réclame bientôt à tous les mariages, à toutes les fêtes.

La découverte de sa voix lui ouvre le plus beau des terrains de jeux : il séduit par ses chansons et amuse par ses imitations (des grenouilles à Jerry Lewis) sans encore réaliser que c’est là sa voie. Trop facétieux pour la discipline scolaire, il se fait interdire de classe à 13 ans et part gagner sa vie en kibboutz. Il y devient berger, fermier. Mais là encore, lassé de ses joyeux débordements, on le réexpédie en ville.

Il a 15 ans lorsqu’un ulcère, exceptionnellement précoce, lui impose une intervention chirurgicale. L’adolescent en sera quitte pour une belle cicatrice tombant du diaphragme au nombril. C’est le second coup de semonce d’une angoisse originelle poursuivant son action destructrice. Cette opération l’empêchera d’effectuer son service militaire, blessant cruellement son amour-propre et un nationalisme partagé par toute une jeunesse galvanisée par la construction et la défense de la nouvelle nation.

De marchand de glaces à gardien de musée en passant par docker, Moshé exerce mille métiers avec un constant manque de sérieux et d’assiduité. Conscient de ses dispositions artistiques, il s’essaie à l’art dramatique. Sur les conseils de son jeune frère Zvi, il s’associe à un pianiste amateur pour reprendre ou composer des chansons. Bientôt rejoints par un ami batteur, ils répètent, passent des auditions et décrochent leur premier engagement dans un hôtel de la ville.

Dès 17 ans, Moshé chante sur scène et se fait appeler Micky ou Mike. Son trio se produit bientôt dans les plus grands cabarets d’Haïfa et de Tel-Aviv, interprétant du folklore et des standards internationaux. Entre le public et lui, c’est le début d’une passion exclusive, dévorante. Au même moment, la mort de son père le jette dans un désarroi proche de la dépression nerveuse. Pour son malheur, le jeune homme ne saura jamais faire le deuil d’un être cher ou d’un idéal.

Devenu la vedette du « Grand Music-Hall d’Israël » grâce à son directeur et chorégraphe Jonathan KARMON, Mike tourne aux Etats-Unis, en Afrique du Sud. Insatiable, il se lance en solo et part pour l’Iran. C’est en 1969, dans un night-club de TEHERAN, que le jeune crooner est remarqué par Sylvie VARTAN et son secrétaire CARLOS. Ils lui conseillent de venir faire carrière à Paris. Mike se décide : son destin sera français.

Le jeune chanteur arrive à Paris durant l’été 69. Vartan n’est pas joignable, mais Carlos lui présente Gérard TOURNIER, qui lui signe aussitôt un contrat d’édition de 5 ans. Le producteur, compositeur et parolier Jean RENARD (qui vient d’écrire « Que je t’aime » pour Johnny Hallyday) devient un pygmalion exigeant : ensemble, ils enregistrent 11 titres en 1 an et très exactement 265 séances de « re-recording ». Il s’agit d’enseigner phonétiquement à Mike la prononciation correcte des paroles françaises, sans pour autant gommer l’exotisme séduisant de son accent israélien. Le premier titre « Laisse-moi t’aimer » remporte le 1er prix du MIDEM 70 et devient d’emblée un succès phénoménal.

Une machine – infernale – s’est mise en branle. Moshé Brand, devenu MIKE BRANT, fait connaissance avec une popularité foudroyante et vertigineuse. Il passe à la télévision, en radio, dans les journaux. On l’habille, on l’interviewe, on le photographie, on lui propose même des rôles au cinéma. Comprenant parfaitement tout le profit à tirer de la médiatisation, Mike participe volontiers à l’entreprise de mythification de l’idole à paillettes et aux mille-et-une conquêtes, dont les aventures à rebondissements comblent d’aise les magazines pour jeunes et les gazettes à sensation.

Séducteur invétéré, Mike ne dédaigne aucun succès facile, redoute surtout la solitude. Il ne parvient pas à concilier sa carrière avec l’aspiration à une relation affective stable et durable. Il n’a de cesse de retrouver l’ambiance chaleureuse au sein du foyer adoptif de quelque ami marié et père de famille. Sa méconnaissance de la langue française, qu’il tente de cacher par toutes les ruses, est presque toujours une source de désagréments. Personne ne doit savoir que la vedette ne sait ni lire ni écrire notre langue. Dans les moments de déprime, il se sent avant tout un étranger, un exilé.

Le 14 février 1971, un accident de la route interrompt sa carrière. Les dommages sont bénins, Mike guérit et repart à l’attaque. Les événements ne vont pas assez vite à son goût : il veut chanter en première partie de DALIDA à l’Olympia ! Mais Jean Renard estime que son poulain n’est pas prêt à affronter une scène aussi prestigieuse. Le chanteur n’en fait qu’à sa tête et se brouille avec son mentor. La critique se révèlera assassine, Renard avait raison.

Charles TALAR devient le nouveau producteur de Mike Brant, Michel JOURDAN son nouveau parolier. Auteur à succès, Jourdan va sentir et traduire la dimension tragique du personnage : Moshé trouve en son angoisse essentielle l’accent d’authenticité par lequel Mike sublime de malheureuses bluettes en drames existentiels. En 1972, un tiercé glorieux vaut au chanteur le surnom de « Millionnaire du Hit-Parade » : « Qui saura », « C’est ma prière » et « Rien qu’une larme » sont autant de tubes. La tournée de l’été 73 est triomphale. Mike comprend trop tard par quelle angoissante surenchère le succès l’a piégé.

Pour Moshé, les devoirs et contraintes de Mike sont de plus en plus difficiles à supporter. Jeunesse, beauté, talent, succès, argent : il possède tout ce dont on peut rêver. Et tout ce que l’on peut envier : l’aime-t-on sincèrement pour lui-même ou pour sa réussite ? Dès lors, amour et amitié deviennent des valeurs suspectes. Éclate en Israël la Guerre du Kippour : sans battage publicitaire, Mike part chanter sur le Front. Une opération de jeunesse l’empêchait de se battre auprès de ses compatriotes. Arpentant les hôpitaux bondés, il découvre avec effroi les membres estropiés, les corps ensanglantés. Ces moribonds ont le même âge que lui et sacrifient leur vie pour une terre, pour un peuple en devenir. À quoi sert un chanteur ?

Retour à Paris, à la notoriété. Ses fans le harcèlent, le tyrannisent. Certains complexes physiques tournent chez Mike à l’obsession. Les quelques femmes dont il tombe véritablement amoureux s’enfuient en refusant de payer la rançon de cette gloire invivable. Une rupture en particulier lui laisse une plaie béante. Le contrat Tournier venant à échéance, Mike doit choisir un nouveau producteur : ce sera Simon WAJNTROB, aux ressources confortables et parfois obscures, à l’affection sincère mais aux méthodes discutables. Des conflits internes à l’équipe de production ne tardent pas à surgir. Déstabilisé, Mike veut changer de style, ne plus être prisonnier d’une image. Les galas, les fans, les critiques, les profiteurs, l’argent, l’angoisse… le chanteur veut tout abandonner. Mais ne se résoud pas à perdre sa musique et son public. Il ne trouve pas son équilibre, s’épuise, tombe en dépression. Rebelle à tout traitement médicamenteux, Mike alterne les phases d’enthousiasme et de prostration.

Vendredi 22 novembre 1974, vers midi, dans un hôtel de Genève, Mike Brant se défenestre et se fracture la jambe sur un balcon situé deux étages plus bas. Dans les affres d’un coma d’origine psychique, il se débat contre des bourreaux nazis martyrisant des déportés à l’étoile jaune. Il se rétablit au prix d’une longue et douloureuse rééducation, traverse une crise de mysticisme, évoque honteusement l’ »incident », retrouve goût à l’existence, reprend sa guitare. Les spécialistes mettent en garde son entourage : la défenestration relève d’une volonté farouche d’auto-destruction et on note une récidive dans huit cas sur dix.

Pression de la production et/ou désir du chanteur, Mike rentre en France pour enregistrer « Dis-lui », adapté d’un tube international (originairement français), comme « Qui saura » trois ans plus tôt. La routine de l’idole semble reprendre avec les promesses d’un nouveau succès, l’installation dans un nouvel appartement, la résolution d’un train de vie plus équilibré.

Mais le vendredi 25 avril 1975, vers 11 heures, Mike Brant prend son élan, défonce les canisses d’une terrasse parisienne au 6e étage et s’écrase sur le trottoir, à 10 mètres d’un petit garçon qui partait à l’école.

Mike Brant, ou la Voix du Sacrifice
par Olivier Lebleu
Ed. PUBLIBOOK, 2000.

( 30 novembre, 2009 )

Son livre sur Zarafa, première Girafe de France !

1giraffecoulcouv.jpgEn 1826, le gouverneur du Soudan, Mouker Bey, offre deux girafeaux au Pacha d’Egypte MEHEMET-ALI. Quand le Consul de France à Alexandrie, le piémontais Bernardino DROVETTI, apprend la nouvelle, il suggère au sultan de les offrir au Roi de France, pour enrichir le zoo royal du Jardin des Plantes. Mais, informé de la démarche officieuse, le Consul d’Angleterre présente aussitôt la même demande au profit de George VI. Désireux de restaurer son image auprès des deux puissances européennes, qui reprochent à l’Egypte son zèle à soutenir les Turcs dans l’écrasement de la rébellion grecque, Méhemet-Ali doit agir avec diplomatie.

L’entreprise est à haut risque politique, car il faut ménager les susceptibilités des deux grands rivaux. Tel le roi Salomon, le pacha tranche alors le dilemme en faisant tirer au sort pour savoir quelle girafe irait à Paris et laquelle à Londres. Ce qui donne lieu à une dépêche triomphale de Drovetti à la cour de France : « le sort a réservé à sa Majesté l’animal le plus vigoureux. »

Encore faut-il qu’il parvienne en bon état à destination, ce qui n’est pas une mince affaire, car l’on connaît fort mal les habitudes alimentaires de la girafe. Drovetti tranche pour un régime lacté, qui semble bien convenir, et on embarque l’animal, qui a déjà bien grandi, sur un brigantin sarde, à destination de Marseille, en compagnie de trois bonnes vaches laitières et trois palefreniers nubiens censés veiller sur la bête.

On a découpé un carré dans le pont du navire pour que Zarafa puisse passer la tête. Son arrivée dans la cité phocéenne constitue un événement dont le Vieux Port garde encore le souvenir. Elle passe l’hiver dans la propriété du Préfet, le comte de VILLENEUVE-BARGEMONT, dont l’épouse se fait une réputation et s’attire bien des jalousies en organisant des « soirées à la girafe » très prisées du tout-Marseille.

Le printemps venu, on décide, après bien des tergiversations, d’amener le royal cadeau à son destinataire, par voie de terre, à pied, dans une expédition qui va ébahir les foules de la Vallée du Rhône, de la Bourgogne et de l’Ile-de-France. C’est le célèbre naturaliste Etienne GEOFFROY SAINT-HILAIRE qui s’occupe personnellement, nonobstant ses rhumatismes, de la « translation » de la girafe, jusqu’à sa présentation officielle au roi CHARLES X, le 9 juillet 1827, au château de Saint-Cloud. Un roi qui n’en pouvait plus d’attendre « sa » girafe et qui se désolait d’être le dernier Français à avoir approché cette bête fabuleuse. Il serait bien allé à sa rencontre, comme le fit Stendhal, mais la duchesse d’Angoulême, acariâtre gardienne de l’étiquette à la cour, avait tranché : « C’est à la girafe d’être conduite au roi, et non pas au souverain de se précipiter comme le vulgaire au-devant du cadeau qu’on lui fait. »

Le peuple des villes et des campagnes est saisi de girafomania. Jamais l’octroi du pont d’Austerlitz, qui était alors à péage, ne fit de si fructueuses recettes : 600.000 visiteurs en moins d’un an. Les années suivantes, les curieux se presseront chaque jour pour voir la girafe ZARAFA et ATIR, son gardien nubien, qui lui aussi est devenu une personnalité de la capitale.

Cet engouement dure plus de trois ans, et la fin de la « mode girafe » coïncide avec le déclin de la faveur dont bénéficiait Charles X dans l’opinion de ses sujets. Cela n’a pas échappé à Honoré de Balzac, qui écrit ces lignes prophétiques quelques semaines avant la Révolution de 1830 : « Elle (la girafe) n’est plus visitée que par le provincial arriéré, la bonne d’enfant désœuvrée et le jean-jean naïf. À cette leçon frappante, bien des hommes devraient s’instruire et prévoir le sort qui les attend. »

Imperturbable, la girafe de Charles X survivra à son règne pendant encore 15 ans.

NOTE DE L’AUTEUR

L’histoire de ZARAFA est une manière de fable animalière, mêlant petite et grande Histoire, politique, religion, science et arts populaires.

Le débat est d’abord politique. Sur le plan international, le cadeau du Pacha d’Egypte ne parvient pas à masquer les enjeux stratégiques entre les puissances européennes d’une part, les forces ottomanes d’autre part, autour du sort de la romantique Grèce revendiquant son indépendance. Au niveau national, la girafe devient rapidement le support d’une critique du régime de Charles X, ce dandy de près de 70 ans jugé trop réactionnaire et cléricaliste. Les caricaturistes ne manqueront pas d’identifier le roi et sa girafe : « Rien n’est changé en France, il n’y a qu’une bête de plus ! »

Dans la querelle scientifique, le naturaliste Etienne GEOFFROY SAINT-HILAIRE défend la thèse évolutionniste de LAMARCK (mutabilité des espèces par la transmission héréditaire des acquis adaptatifs) contre le fixisme de CUVIER (toute modification génétique est le fait de Dieu, elles interviennent lors de grands événements naturels comme les cataclysmes qui ne sont que l’œuvre divine). Nous ne sommes historiquement qu’à quelques années de Darwin et sa théorie de l’évolution. La girafe a-t-elle toujours eu ce long cou lui réservant les plus hautes feuilles ou l’a-t-elle étiré au fil des générations ?

À noter que Zarafa débarqua en France avec un signe religieux ostentatoire autour du cou – un verset coranique censé la préserver du mauvais d’œil – qui fait d’elle une Musulman en royaume catholique !

En relation avec un goût pour l’égyptologie, une véritable girafomania se déclenche alors en France. Elle envahit le langage, la mode, le mobilier, la chansonnette, les pamphlets, les spectacles, les arts en général. On retrouve l’image de la girafe partout : vaisselle, enseigne d’auberge, girouette de château, médailles, lanternes, tissus (couleurs « ventre de girafe », « clair de savane » et « marbre du Soudan »), fer à repasser, papier peint, tabatière, savon, moules à gâteaux, images d’Epinal, encriers, éventails, almanach, bronzes, plaque de cheminée… jusqu’à une épidémie de grippe qualifiée d’« à la girafe » en 1827 !

Enfin, le sujet appelle une interrogation sur la nature humaine. Tout autant que la jeune girafe, son palefrenier noir est la cible de toutes les curiosités, plus ou moins avouables. L’animal Zarafa et l’humain Atir se retrouvent dans le même zoo, aux sens propre et figuré.

LES AVATARS DE ZARAFA, première Girafe de France ! Chronique d’une girafomania (1826-1845)
Ed. ARLEA, 2007.
Prix de l’Académie de Saintonge 2008.

 Lire article dans LIBERATION du 19 août 2008 : http://www.liberation.fr/culture/0101586013-zarafa-la-belle-la-girafomania-gagne-paris

( 30 novembre, 2009 )

Son livre historique « Les Meilleurs Ennemis »

couvlivre.jpgAlors que le Débarquement de Normandie s’est produit en juin 1944, que Paris est libérée en août, et le reste de la France dans les semaines qui suivent, pourquoi deux Poches de résistance allemande, celles de Royan et de La Rochelle, vont-elles subsister sur la façade atlantique pendant encore plusieurs mois ?

Verrouillant l’accès à Bordeaux, Royan finira en ville martyre sous un tapis de bombes alliées, le 5 janvier 1945. Mais la forteresse de La Rochelle, avec son port, sa base sous-marine et sa garnison de 18.000 soldats, régnant sur la ville historique et ses 30.000 civils, sera rendue intacte par l’Occupant.

Par quelles périlleuses tractations deux hommes vont-ils pouvoir éviter le pire, en s’affrontant dans cette ville assiégée ? Peut-on aujourd’hui lever le voile sur le mystère authentique de cette ultime négociation de la Seconde Guerre Mondiale ?

Après plus d’un an d’investigation auprès des archives et des rares témoins directs, les auteurs rendent hommage au commandant Hubert MEYER et l’Amiral Ernst SCHIRLITZ. Ces deux hommes, qui surent, au-delà des nationalismes belliqueux et dans une situation à risque maximal, faire valoir leur humanisme et leur sens de l’honneur pour sauver de l’anéantissement ce qui pouvoir l’être encore à la fin de la seconde Guerre Mondiale, sont les véritables précurseurs de la réconciliation franco-allemande et la future Europe.

Les auteurs ont retrouvé les descendants de Meyer et Schirlitz, inscrivant cette histoire dans une actualité où la construction de l’Europe est plus que jamais nécessaire.

Le livre est sorti pour le 60e anniversaire de la Libération de La Rochelle, dernière préfecture de France à recouvrir sa liberté au moment de la capitulation le 8 mai 1945.

LES MEILLEURS ENNEMIS : Meyer et Schirlitz, La Rochelle Septembre 44 – Mai 45.
Auteurs: Robert KALBACH & Olivier LEBLEU
Editeur : GESTE, 2005.
Prix des Mouettes 2005. Prix Mélusine 2005.

( 30 novembre, 2009 )

Son documentaire tv sur l’association « A chacun son Everest »

Acceptés dans un stage de l’association « A Chacun son Everest », trois adolescents en phase de rémission d’un cancer précoce se reconstruisent physiquement et psychologiquement à travers à l’ascension d’un sommet. Nous suivons Juliette, Elisa et Nassim (âgés de 11 à 17 ans) au cours de cette semaine vécue en collectivité, parmi d’autres jeunes au parcours semblable, et sous l’attention affectueuse d’adultes spécialisés. Pour ce défi lancé à eux-mêmes, ils se préparent à surmonter l’effort, à dépasser leurs limites, à retrouver confiance en leurs ressources personnelles.

avecchristinejanintournagechamonixavril2008.jpgLa mort, la maladie, comme l’amour et la sexualité, sont des sujets encore trop souvent tabous et qui hantent la plupart des adolescents. Médecin et alpiniste mondialement reconnue, Christine Janin a trouvé ici le moyen d’associer son métier et sa passion en inventant une œuvre généreuse et salutaire. Depuis 13 ans, son Association aide à la reconstruction des enfants et adolescents victimes de maladie grave.

Comment réagir lorsqu’on est frappé à un âge où le monde devrait s’ouvrir à nous et tenir ses plus belles promesses ? Comment gérer le regard d’autrui sur notre corps en souffrance ? Et lorsqu’on a pu vaincre la maladie, comment retrouver son intégrité physique et mentale ? Une expérience inoubliable pour ces jeunes et une leçon à méditer pour tous les ados.

ALLER PLUS HAUT !
documentaire de 26 mn pour « KD2A » (France 2)
Auteur : Olivier LEBLEU
Réalisateur : Jeanne MASCOLO
Producteur : CINETEVE
Diffusion : samedi 19 juillet 2008, France 2, « KD2A ».

Site : achacunsoneverest.com

( 30 novembre, 2009 )

Son documentaire tv sur la Psychogénéalogie

 La psychogénéalogie invite à travailler sur la transmission des traumatismes de génération en génération, en explorant chaque branche de notre « arbre ». Beaucoup y trouvent une réponse à des souffrances récurrentes, un apaisement, un nouveau sens à leur vie.

Créatrice de la discipline, Anne Ancelin-Schützenberger (Aïe, mes aïeux !, DdB 1993), nous guide dans les arcanes de ces héritages qui manipulent nos vies, à travers l’expérience de quatre témoins. Comment repérer et se débarrasser de ces « valises » encombrantes ?

photoab12.jpgDes souffrances intimes empêchent Antoine (26 ans) d’avancer dans sa vie professionnelle. Sa « rencontre » avec un ancêtre, victime d’abus lui aussi 120 ans plus tôt, va lui donner des clefs. Nous suivons pas à pas ses recherches familiales et son parcours avec une psychogénéalogiste, Colette Esmenjaud-Glasman, entre « génosiocogramme » et « psychodrame ».

Professeur de langues, Marie-Pierre (53 ans) a souffert pendant des années de dépressions qui rythmaient sa vie comme un sinistre anniversaire. Sans savoir qu’elle souffrait de la répétition, sur plusieurs générations, d’un même scénario d’abandon.

Nathalie (38 ans) avait 2 ans et demi quand son père est mort dans un incompréhensible accident de la route. Elle en a développé une phobie, dont elle ne guérira qu’en découvrant une lignée d’accidents et en réalisant un deuil symbolique.

Une fois grand-mère, Monique (57 ans) a retrouvé les traces de son grand-père, juif déporté, qu’on avait voulu effacer de la mémoire familiale. Petite fille, son père lui avait imposé un changement de nom. Et toute sa vie en fut bouleversée.

Ce décodage de nos mémoires cachées offre un voyage fascinant et émouvant au cœur des familles, pour proposer une leçon d’espoir et de liberté, qui s’adresse à chacun d’entre nous.

« Nos Mémoires secrètes : voyage en Psychogénéalogie », documentaire de 52mn.
Auteur : Olivier LEBLEU. Réalisateur : Jean-Pierre GRAS
Productrice : Estelle MAURIAC / Cinétévé, 2008.

EXTRAIT du commentaire de Nos mémoires secrètes : voyage en Psychogénéalogie :

« Comment repérer l’origine de ces souffrances dont nous héritons ? Et comment parvenir s’en défaire ? Ils sont 4 témoins : ANTOINE, MARIE-PIERRE, NATHALIE et MONIQUE, à avoir entrepris ce travail. Ils ont accepté de nous ouvrir les valises de leurs histoires familiales.

Etudiant en cinéma, ANTOINE se destine à la réalisation. Il se passionne pour ce métier, mais des souffrances intimes l’empêchent d’avancer. Entre 11 et 13 ans, il a subi des abus physiques de la part d’un proche… Pendant plus de dix ans, il a porté ce secret, comme une honte inavouable, avant d’oser enfin en parler à sa mère.

ANTOINE a envie de poursuivre la quête généalogique de sa mère. Première étape : renouer avec son grand-père maternel, dont il s’était éloigné. Une première branche pour remonter dans son arbre.

Auprès de son grand-père, ANTOINE a trouvé un peu de sérénité. Mais sa visite ne lui a rien appris de décisif, hormis la possible origine de son goût pour le cinéma. Il existe d’autres formes d’héritage familial, qui peuvent se révéler beaucoup plus dangereuses.

Professeur de langues, MARIE-PIERRE a souffert pendant des années de dépressions successives, qui rythmaient sa vie comme un sinistre anniversaire.

Pourquoi ce sentiment ? MARIE-PIERRE a l’intuition d’une transmission familiale. Elle se lance alors dans une véritable enquête sur sa propre généalogie.

Quand une branche de l‘arbre familial se met à bouger, il arrive fréquemment que d’autres bougent également. Et les langues, parfois, se délient.

Grâce à la psychogénéalogie, MARIE-PIERRE a trouvé le courage d’explorer les recoins les plus sombres de son histoire familiale, comme ces grottes où elle n’avait jamais osé pénétrer auparavant. (…) »

Site officiel d’Anne Ancelin-Schützenberger : http://www.psychogenealogie.name

Lire les articles publiés dans :

- LE FIGARO du 17 avril 2008 : http://www.lefigaro.fr/culture/2008/04/17/03004-20080417ARTFIG00430-les-valises-encombrantes-de-nos-ancetres.php

- TELERAMA du 8 avril 2008 : http://www.telerama.fr/divers/27511-.php

( 30 novembre, 2009 )

Critique professionnelle

Critique par Lionel Labosse (© HomoEdu, 2005) du roman PASSER LA NUIT, d’Olivier Lebleu (H&O Éditions, 2003, 122 p., 11 €.)

couvpasser.jpgLe point de vue est original pour ce roman ambitieux au style soigné. Il s’agit d’opposer deux générations aux prises avec le jeu social du non-dit et des regrets. Où l’on apprend qu’une vieille veuve peut avoir autant de secrets qu’un jeune gai, et qu’il ne coûte rien de prendre le parti du risque et de la vérité. (…)

Lire la suite sur le site :
http://www.altersexualite.com/spip.php?article123

( 30 novembre, 2009 )

Critiques de lecteurs

Commentaires de clients sur AMAZON.fr au sujet du roman L’ETRANGER DE LA FAMILLE.
couvetranger.jpg
Roman d’initiation, roman de vie :
« Une humanité plus grande que dans la « Ronde de Nuit »", disait Freud des « Frères Karamazov ». On pourrait en dire autant de « L’Etranger de la Famille » d’Olivier Lebleu : quel roman, quelle humanité dans ces personnages, confrontés à une révélation qui va bouleverser leur existence ! Beaucoup de lecteurs se reconnaîtront dans ce livre, assurément. Et quelle belle couverture ! Elle donne à ce livre une parfaite cohérence : cette belle image, de l’illustrateur Narcisse Davim, parfaite illustration du récit, et corps du textes se confondent pour donner un très beau petit livre. (15 février 2003, par « roland3003″)

Coming-out dans une famille compliquée :
Facile à dire « Assume-toi et dis-le à ta famille » Evidemment, dans cette histoire, rien ne se passera comme prévu…
Un livre à croquer, à dévorer… ;) (29 septembre 2002, par John Izobretenijhoudojnika « Izo », Bruxelles, Belgique)

Criant de réalisme et de vérités :
Ce livre relate la vie difficile entre deux hommes, dont l’un en a marre de devoir vivre caché car son compagnon n’a pas fait son coming-out auprès de sa famille. Commence alors un vrai marathon, au bout duquel l’intéressé va se déclarer auprès de sa famille, ce qui va déclencher moult rebondissements. Roman très réaliste et auquel beaucoup de gays pourront s’identifier. (24 juin 2002, par V. Pujol « Vincèn » – Grenoble, France)

123456
« Page Précédente
|