( 2 mars, 2010 )

Sous un ciel bas et gris, la brigade lit.

Nouvelle surprise aux collèges de Champtoceaux, ce lundi matin…La compagnie Paq’la Lune et ses brigades de lecture sont de retour. Cette fois-ci ils se sont transformés en groupie d’Olivier Lebleu. Entre chants audacieux(le fameux « ce rêve bleu » et la non moins fameuse « la java bleue »), et les lectures de textes d’Olivier, ils nous ont invités à le découvrir dans le sourire et la bonne humeur. C’était la journée Olivier Lebleu…

Vous pouvez retrouver la brigade de lecture demain (mercredi 3 mars) à la médiathèque d’Ancenis à 16h15, vous êtes les bienvenus.

 

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( 27 février, 2010 )

Vendredi 26 février 2010

« Ecrire c’est oser l’inconnu », disait Marguerite Duras. 8 courageux ont tenter l’expérience et ont plongé de bon coeur dans l’atelier d’écriture proposé par Olivier Lebleu ce vendredi à la cabane à mots à la Turmelière. Trois heures à découvrir Olivier, à écrire et à partager souvenir, émotions et rires autour de bons gâteaux faits maison (merci à Isabelle et à la maman de Nany).Une expérience riche qui se réitèrera le vendredi 26 mars à 19h au musée de Joachim du Bellay à Liré.

 D’autres photos suivent, merci à tous les participants pour leur sourire et leur bonne humeur.

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( 22 février, 2010 )

Les brigades de lecture de la compagnie Paq’la Lune dans les collèges de Champtoceaux…

Ce jeudi 4 février, la cour de récréation des collèges avait des allures de surprises, de découvertes et d’écoute…

En effet les comédiens de la compagnie Paq’la Lune sont intervenus avec leur costumes imprimés de lettres, et leurs valises remplies de livres. Ils ont ainsi proposé des textes en lien avec la vie du fleuve à tous ces collégiens étonnés et attentifs.

Cette intervention est en lien avec la résidence d’Olivier Lebleu. Il animera des ateliers d’écriture aux collèges sur le thème du fleuve. Les travaux réalisés par les collégiens feront l’objet d’une restitution au mois de juin pendant la manifestation organisée par l’association d’un fleuve à l’autre.

img1744.jpgimg1742.jpgcopiedeimg1735.jpg Merci à madame Deltombe pour les photos.

Merci à la compagnie Paq’la lune de favoriser la rencontre et d’ouvrir l’art et la lecture  à tout le monde.

( 12 février, 2010 )

Les prochaines rencontres avec Olivier Lebleu

Dernières Rencontres d’auteur :

→ Mardi 15 juin, 18h30, ouvert à tous

à la librairie PARCHEMINS, Saint-Florent-le-Vieil

→  Dimanche 20 juin, C’est l’événement  à Champtoceaux !

 » Livres et Fleuves « rassemble la 4e édition du Salon du livre de Loire  » Les Livrées de Loire « 
et l’Association D’un fleuve à l’autre.
Autour de trois fleuves du monde : le Saint-Laurent au Québec, le Niger auMali et la Loire, tous les modes d’expression sont mis en scène : chants,musique, théâtre, danse, écriture, littérature…
Vous pourrez lors de cette manifestation retrouver Olivier Lebleu et discuter avec lui.

( 10 décembre, 2009 )

Programme de la Résidence

Pour télécharger le programme au format pdf :

Programme de la Résidence dans Programme pdf plaquetteturmelirev.pdf

pdf dans Programme plaquetteturmelirer.pdf

( 5 décembre, 2009 )

Scénario de téléfilm

EXTRAIT des Loups de l’Atlantique, scénario adapté par l’auteur lui-même de son livre historique sur la Libération de La Rochelle, Meyer et Schirlitz : les meilleurs Ennemis. Le scénario a reçu le prix de la Fondation Beaumarchais 2004. Il est pour l’heure inédit, n’ayant pas encore trouvé de producteur.

1) ROCHEFORT – GRANDE RUE – EXT/JOUR
Au synthé : 25 août 1944. Rochefort-sur-mer.

Un homme d’environ 45 ans (MEYER) descend à bicyclette une grande rue, anormalement déserte. Un rideau tremble, une fenêtre claque, les habitants sont aux aguets.

Au-dessus des toits, le cycliste voit monter une épaisse fumée. Il accélère.

2) PRÉFECTURE MARITIME – EXT/JOUR

Devant un grand bâtiment officiel, identifié par une inscription gravée au fronton « Préfecture Maritime », une poignée d’excités manifeste. Deux marins en armes défendent la porte, plutôt mollement.

MANIFESTANTS
À mort les collabos ! À bas Vichy !

Sans hésiter, MEYER pose sa bicyclette et joue des coudes jusqu’à la porte de la Préfecture. Il s’impose face aux marins de faction.

MEYER, saluant
Capitaine de Frégate Meyer. Laissez-moi entrer !

Décontenancés, les marins détaillent ce civil de la tête aux pieds, ne sachant quel parti prendre.

MEYER, criant
Immédiatement !

De peur de gaffer et devant l’autorité naturelle de MEYER, les marins s’écartent.

3) BUREAU – INT/JOUR

Surgissant de l’escalier, MEYER inspecte un palier désert. Il s’avance vers une pièce centrale, dont la porte est entrebâillée. Prudemment, il pousse la porte, qui grince sur ses gonds.

À l’intérieur, un officier de marine (SEGUIN) se lève d’un bond. Dans un second réflexe, il saisit une arme posée devant lui sur le bureau. Pâle et les yeux cernés, l’homme est visiblement dépassé par la situation. MEYER lève les mains en signe pacifique.

SEGUIN
N’avancez pas !
MEYER
Je m’appelle Meyer, capitaine de frégate Hubert Meyer. À qui ai-je l’honneur ?
SEGUIN, balbutiant
Capitaine de frégate Seguin, de l’Amirauté.

( 5 décembre, 2009 )

Manuscrit de roman

EXTRAIT du Fil de la falaise, son dernier manuscrit de roman, actuellement en lecture chez un éditeur.

 » Dans le couloir trépidant, d’autres insomniaques fument accoudés à la vitre baissée sur des ténèbres rugissantes. Dans l’air glacé, j’ouvre la bouche pour prendre le vent, comme une voile en mal de ciel. Je me sens pousser des envies de bohême. Je fugue. Puisque je ne me suis jamais résolu à la responsabilité. Adolescent, sortant de discothèque, les yeux brûlant à guetter les premières palpitations de l’aube, je jubilais à la seule idée de ne pas rentrer, de ne plus revoir la famille, ma chambre sous les combles, m’inventant une cavale interminable. On devrait toujours mourir jeune, juste avant de commencer à regretter ce qu’on ne sera jamais.

La vibration sourde et rythmée, sous le plancher du train laminant ses rails, entrechoquant ses membres, me vrille d’un électrochoc continu. Je refuse une cigarette, un dialogue espéré. Enjambant des membres étendus, je retourne dormir à ma place sur la banquette. Il n’y a rien de mieux à faire. Le sommeil me reprend, sans rêve.

Égosillement des freins à six heures huit minutes, miracle de la ponctualité ferroviaire. Sac à l’épaule, simili marin, je descends d’un pas volontaire la rue principale de la grande ville portuaire, menant au quai d’embarquement. Seule compte cette porte sur la mer. Je consulte une dernière fois ma montre, pour mesurer l’attente avant le premier bac, puis dégrafe cette menotte, l’enfouit au fond de ma poche. Le ciel jette sur l’aube un manteau gris glacé. Combien de temps que je n’avais pas vu la mer ? Elle bougonne, hérissée de vaguelettes de cuivre oxydé. Je fais trois tours d’écharpe, relève mon col, avance au bout de la jetée, m’adosse au muret de pierre. La pente pavée se couvre d’une toison d’algues avant de se noyer dans une eau douteuse. L’ensemble, confus et illimité, forme le paysage idéal pour fondre et se dissoudre.

Le soleil est diffus sur le port. Le jour se traîne. Jusqu’aux mouettes criardes, refusant de voler en rond. Je voudrais siffler pour trouver de l’entrain, aucun son ne sort, qu’un halètement de phoque asthmatique. Je ne parviens qu’à souffler sur mes doigts pour tenter de les réchauffer. Mieux vaut marcher toujours, m’activer le sang, tourner le dos aux maisons recroquevillées le long du quai, volets clos et portes verrouillées, qui ne veulent pas de moi, qui ne veux pas d’elles. Tant pis pour la faim. En traversant le centre-ville, j’ai vu au moins deux boulangeries ouvertes, je n’ai pas voulu m’arrêter, dans l’excitation de me sentir déjà étranger.

(…) »

( 5 décembre, 2009 )

Nouvelle

EXTRAIT du Deshéritage (publié par H&O, dans le recueil Le Premier Festin, 2003).

La maison se dresse au 40 Grand-Place à F., département 59. De vacances scolaires en jours fériés, elle m’a vu grandir pendant vingt-trois ans. Et notre famille dispose de quelques heures pour la vider de nos souvenirs et rendre sa clef. Celle de mon enfance.

La façade a fière allure sur la place du village, face à l’église : une porte en bois massif, peinte en marron, avec une poignée cuivrée large comme un repose-serviette, à gauche une longue baie vitrée, à l’étage une porte-fenêtre prolongée d’un balcon ouvragé, une vitre carrée marquant le grenier, un faîtage crénelé de briques. À environ cinquante centimètres du sol, la pierre grise est moulée en un bourrelet sur lequel mes fesses d’enfant ne tenaient pas sans déraper.

Derrière la baie du salon, Bonne-Maman nous guettait. Avant même que notre
voiture ne fût garée, j’avais vu le rideau bouger et la lourde porte allait s’ouvrir au moment où je poserais mes pieds d’enfant sur le trottoir. C’était à chaque fois un défi secret entre nous : qui du petit-fils ou de la grand-mère allait surprendre l’autre le premier. Je gagnais parfois, sinon à quoi bon ? Je scrutais à travers le pare-brise, rien ne bougeait derrière la vitre, je bondissais par la portière, me jetais hors d’haleine sur la sonnette et poussais la fente de la boîte aux lettres pour y coller mes yeux et voir arriver dans le couloir carrelé les mollets lourds sous la robe large. Par la démarche empesée je devinais des jambes épaisses, je ne les ai jamais vues. C’est par là qu’elle est morte.

Ma grand-mère était l’âme forte et le cœur battant de sa maison. Je ne peux
pas dissocier sa silhouette corpulente de ces grands murs de briques et de pierres. Je la verrai toujours nous accueillir, campée dans son entrée, les pieds plantés sur le paillasson, les coudes calés à mi-hauteur, les boucles grises encadrées par l’embrasure de la porte. Sur les quelques photos montrant Bonne-Maman hors de sa demeure – mariage de mes parents, d’un oncle ou d’une tante – je la reconnais à peine, comme une reine en exil, une diva sortie incognito. Une phlébite l’a emportée en quelques jours en 1975. Mon grand-père est alors resté comme un fantôme à la fois taciturne et guilleret, tournant en rond entre les murs orphelins.

1989. Je suis adulte, mais je me soigne. Je m’accroche à tout ce qui fit l’enfant
que je fus. Comme autrefois assis dans la voiture de mes parents, j’ai cependant droit, eu égard à mes longues jambes, au siège près du chauffeur, celle du mort. Il est presque impossible de trouver à se garer. Bon-Papa ne nous a pas réservé de place, avant d’aller lui-même rentrer sa voiture par le portail qui ouvre sur la rue adjacente. Il ne le fera plus, il est mort trois jours plus tôt. Il aura survécu quatorze ans à sa femme. Nous l’avons enterré ce matin.

(…)

( 5 décembre, 2009 )

Episode d’une série d’animation

EXTRAIT d’Archibald le Koala, une série d’animation produite par Millimages, coproduite par et pour France 3 et la BBC (diffusion commencée en 1997).

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SEQ 1 EXT/JOUR GOLF DE RASTEPAPPE

Sur un vaste terrain vallonné, d’une herbe verte parfaitement tondue sous un soleil éclatant, ARCHIDUC et ARCHIBALD jouent au golf. Non loin d’eux se tient ARCHIMISTE, debout près d’une petite voiture électrique, surmontée d’un tuyau mobile.

ARCHIBALD fait un swing, sa balle rebondit sur le green près du drapeau. Admiratif, ARCHIMISTE applaudit.

1 – ARCHIDUC
Joli coup, Archibald !

2 – ARCHIBALD
A vous de faire mieux, Archiduc.

ARCHIDUC se met en position à son tour. Son style est approximatif, mais le club frappe la balle, qui s’envole… pour atterrir dans le rough, dans l’herbe haute, hors des limites du parcours.

3 – ARCHIDUC (vexé)
Évidemment, le vent est contre moi !

4 – ARCHIMISTE (moqueur)
Hihihi ! Heureusement que j’ai mon détecteur de balles en caoutchouc…

Grimpant dans la voiturette, ARCHIMISTE s’empresse de rejoindre l’endroit où est tombée la balle dans le rough. Là, il met en action le long tuyau chercheur, qui ne tarde pas à retrouver et aspirer plus d’une balle perdue…

Retour à nos deux golfeurs, qui n’attendent pas le retour d’ARCHIMISTE pour continuer de jouer. ARCHIBALD sort de son caddy une nouvelle balle et la pose au pied d’ARCHIDUC.

5 – ARCHIBALD (encourageant)
Cette fois sera la bonne, Archiduc !

Faisant de grands moulinets avec son club, ARCHIDUC ne parvient qu’à creuser le terrain autour de sa balle. A la troisième tentative, il commence à s’énerver.

6 – ARCHIDUC (vexé)
C’est incroyable, Archibald, on dirait que la balle fait exprès d’éviter mon club!

ARCHIDUC se concentre, il prend une large inspiration, envoie le club loin derrière son épaule et swingue de toutes ses forces en faisant siffler l’air.

(…)

( 5 décembre, 2009 )

samedi 11 décembre 2009 : avec les partenaires et le public

Le samedi 11 décembre 2009 : au Château de la Turmelière, Olivier Lebleu rencontre au cours de la journée plusieurs des partenaires afin de préparer ses diverses interventions au printemps prochain :

- 10h30 : avec Emmanuelle Cartron et Océane de la compagnie « Paq’ la Lune »
- 13h45 : avec les responsable locaux Jeunes Ancenis + Médiathèque
- 15h30 : avec Emmanuel Hulin, bibliothécaire à la Médiathèque d’Angers
- 17h30 : avec Marie Delmas et Anne Kerangoarec, professeurs aux collèges de Champtoceaux, et Bernadette Bourjais de l’association « D’un fleuve à l’autre ».

En soirée, première rencontre avec le public :

- présentation de la résidence : son origine, ses objectifs, ses partenaires, son contenu
- lectures d’extraits d’ouvrages de et par l’auteur
- échange proposé avec la salle.

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