SOUVENIRS EN-CHANTES : retrouvez une anecdote liée au souvenir d’une chanson.
Sur la plage, près d’un feu de camp, les étoiles scintillent dans le ciel nocturne. Je mets le bras devant, je mets le bras derrière, je mets le bras devant. Tous ceux du mini-camp, sauf ceux qui avaient préféré aller se coucher, dansaient face à la mer. Je fais de tout petits ronds, je fais le tour de moi-même. Sophie, la monitrice, menait la danse. Je fais le booggie-booggie. On commençait à s’approcher dangereusement de l’eau. Et je vais en avant. On fait demi-tour et on retourne vers le feu de camp tout en dansant. Je mets le coude, je mets le coude derrière. (Mona)
Avec mes copines, on se promenait dans la rue et on a croisé une dame qui ressemblait à une poupée tellement elle était maquillée. On s’est toutes regardées et on s’est mises à chanter : I’m a Barbie girl in a Barbie world, Barbie plastic, it’s fantastic ! Ensuite, on a éclaté de rire et on a inventé une chorégraphie sur cette chanson. A un moment, j’ai fait la chorégraphie avec une copine et dans la danse, on a faillé se faire un bisou sur la bouche. Et depuis à chaque fois qu’on voit quelqu’un qui est beaucoup maquillé, on rechante cette chanson et la choré. (Manon)
AU PIED DE LA LETTRE : prenez une expression populaire et traitez-la au sens littéral.
J’étais à la piscine avec une amie. J’ai voulu dire quelque chose, mais j’avais le mot sur le bout de la langue. Ce mot inconnu, j’aurais voulu qu’il saute à l’eau, qu’il chante, qu’il danse, pour démontrer mon opinion, mais non ! IL en avait décidé autrement. Il boudait et restait à prendre froid, sur le bout de ma langue tendue, prête à le prononcer, ce mot. Je recommençais ma phrase, en espérant qu’il sort. Mais non, toujours pas. (Iseline)
On était chez mes grands-parents à manger. Tut à coup, j’avais tellement mangé que mes yeux se mirent à gonfler. Ca me faisait trop mal. Ils étaient devenus plus gros que mon ventre. Je n’en pouvais plus. Ma mère m’a emmenée aux urgences et on a attendu pendant 1 heure. Quand on a vu le médecin, il m’a dit : » Mais il faut pas s’inquiéter, on va faire un petit trou avec une aiguille et tout ça va s’arranger. » Aussitôt, il a pris une aiguille et a fait un trou dans chaque œil. En fait, ça ne fait pas si mal que ça. Puis, nous sommes rentrées chez mes grands-parents. (Manon)
J suis borgne… Borgne depuis le jour où, par curiosité, en entendant un bruit derrière la haie de mon jardin, j’ai décidé d’y jeter un œil. Pas de bol, le bruit que j’avais entendu, c’était la tondeuse du voisin… et l’œil que j’avais jeté était tombé pile devant elle… Donc, depuis, je suis borgne. Ca m’apprendra à être curieuse. (Mona)
PING-PONG : écrivez des dialogues en tandem à partir d’une situation donnée.
Personnage n°1 : Laëtitia – Personnage n°2 : Eliot
P1 : Dites, j’ai vraiment peur là, vous pouvez vous dépêcher ?
P2 : Faut vous calmer, ma p’tite dame. J’ai pas le matériel suffisant, là.
P1 : Quoi ! Comment ça ? Mais je peux pas attendre ! Ca va faire trois fois que j’arrive en retard au travail, mon patron a dit que la prochaine fois, je serai virée.
P2 : Bon, écoutez, j’en ai pour seulement 1 à 2 heures. Ce n’est pas long. Et puis, c’st ça ou rien.
P1 : Quoi ! Mais pourquoi ça tombe toujours sur moi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
P2 : Très bien, vous avez gagné… Je prends ma tronçonneuse, j’explose le tout et vous êtes libre, ok ?
P1 : C’est vrai ? Oh, merci ! Mais, dites-moi, c’est pas un peu risqué ? Car je tiens quand même à rester en vie…
P2 : Bon, vous voulez être à l’heure, oui ou non ?
P1 : Oui, vous avez raison… Dites-moi, ça fait longtemps que vous faites ce métier ?
P2 : Ca devrait faire 5 ans, mais j’ai fait 1 an de prison car j’ai découpé la jambe d’une personne en voulant la sortir du même pétrin que vous.
P1 : Très rassurant, merci ! 1 heure, ce sera très bien.
P2 : (Seul) C’est fou le nombre de personnes qui croient à cette histoire !
(Une secrétaire de 30 ans, un réparateur de 30 ans, elle était bloquée dans un ascenseur en
panne, ils communiquaient par interphone.)
Personnage n°1 : Lucie – Personnage n°2 : Emma
P1 : (Aparté) Tiens, c’est bizarre, cette jeune fille me rappelle vaguement quelqu’un…
P2 : (Idem) Pourquoi il me regarde comme ça lui ? J’ai une tâche sur le nez ? Vérification : non, ça va, j’ai l’air bien coiffé. Oublie-le !
P1 : (Id.) Elle est jolie avec ses tâches de rousseur, on dirait une petite fille.
P2 : (Id.) Fais semblant de chercher un livre, pour voir un peu comment il est… Bon, il est bel homme. C’est peut-être quelqu’un que tu connais ? Cherche, cerveau, cherche !
P1 : (Id.) Qui c’était cette petite fille brune dans ma classe ? Non, pas la peine de chercher, c’est pas elle : elle a déménagé.
P2 : (Id.) Bon, allez p’tit gars, retourne-toi que j’essaye de te reconnaître… Attends… Roooh… Je vois pas qui tu es. Bon, allez, je souris, l’air de rien !
P1 : (Id.) Raaah, mais c’était quoi son nom ? Elle était avec moi en CE2, j’en suis sûr !
P2 : (Id.) Nooon !! Non, c’est pas lui ! Où on fait le plus de rencontres ? A l’école, pardi ! Cherche, cerveau, et trouve ! Ca m’agace ?
P1 : (Id.) Jacqueline ? Jocelyne ? Non. Germaine ! Voilà ! C’est Germaine ! Eh, elle est toujours aussi mignonne !
P2 : (Id.) Grand, mince… Cherche ! Oh, mon Dieu ! Oh la la, vite, sors de cette salle ! Il a pas changé ! C’est pour ça que tu as mis du temps…
P1 : (Id.) Bon, j’y vais ou j’y vais pas ? Ca fait tellement longtemps ! Allez, j’ me lance !
P2 Oui, c’est moi ! Hein toi, que, qu’est-ce que tu fais là ? Ah oui, on était mignons… Bon, bah, à plus… Ouf, sauvée !
(Un jeune employé, une jeune étudiante, ils retrouvaient leur amour d’enfance.)
Personnage n°1 : Noémie – Personnage n°2 : Mona
P1 : Qui êtes-vous ? Pourquoi… ? Que… ? Je ne comprends pas…
P2 : Mais calme-toi, mademoiselle, j’suis pas chant-mé, laisse-moi t’expliquer…
P1 : Comment voulez-vous que je me calme ? Et puis, d’abord, qui êtes-vous, pour la seconde fois ?
P2 : Roh la la, comme elle est coincée c’te meuf ! J’m’appelle Simon… C’est bon, tu t’es calmée, mademoiselle ?
P1 : Je… je ne vous permets pas de me traiter de meuf, je suis une jeune fille ! Et je veux comprendre le pourquoi de la chose ! Et puis, quel âge avez-vous ?
P2 : Oh la, ça t’fais quoi mon âge ? 15 ans, et alors, ça change quoi à ta vie ? Et toi, j’te d’mande ton âge ?
P1 : 15 ? Dans ce cas, je peux vous tutoyer. Tu ne me le demandes peut-être pas, mais j’ai 13 ans. Et pour la dernière fois, explique-moi !
P2 : C’est bon, calme-toi, j’vais t’expliquer. Y dépassait juste un peu d’ton sac, et comme il allait tomber, je l’ai pris pour pas qu’il se casse. J’voulais te le rendre mais t’es partie.
P1 : Ouais, ouais, c’est c’qu’on dit, c’est ce’qu’on dit. Et tu es où la ? Dépêche-toi de me le dire avant que je ne m’énerve, mec ! J’cache bien mon jeu, mais dans le fond, j’suis pareille que toi.
P2 : C’est bon, j’lai pas volé, arrête de m’agresser ! J’suis au collège…
P1 : Et alors ?
P2 : Et alors si tu le veux, viens le chercher, ma mob n’a plus d’essence…
(La fille de 13 ans appelait son portable perdu, un jeune de 15 ans qu’elle ne
connaît pas décrochait.)
Personnage n°1 : Iseline - Personnage n°2 : Manon
P1 : Chérie, il faut que je t’annonce quelque chose.
P2 : Oui ? Vas-y !
P1 : C’est-à-dire que euh…
P2 : Oui, c’est-à-dire que euh… quoi ?
P1 : J’ai gagné !
P2 : A la belote ? Un jambon ! Mmm… Je m’en lèche les babines ! Félicitations ! Eh, tu sais que t’es un amour ?!
P1 : Euh, comment te dire ? Non, c’est pas ça ! J’ai gagné le gros lot !
P2 : Quoi ? Le cochon ! Mais c’est encore mieux !Ce la veut dire qu’il y a dix fois plus de jambon ! Ah, tu sais que je t’aime !
P1 : Oui, moi aussi je t’aime, mis je n’ai gagné ni un jambon ni le cochon. J’ai gagné plein de chiffres.
P2 : Des chiffres ?! T’as eu le code barre de l’étiquette ?
P1 : Non ! Mais tu comprends vraiment rien, toi !! Y’a un 1 et plein d’autres chiffres après… alors ?
P2 : Non ?! Je pense à ce que tu penses ? Des sous ? On est riches ? Leclerc est à nous, jambons à petit prix, oh la la ! Comme je suis heureuse !
P1 : Bah ! Je pense que oui, t penses à la même chose que moi. Vive les jambons !
P2 : Oui, vive les jambons ! Vive l’argent !… Vive toi !
(L’homme de 40 ans annonçait à sa femme du même âge avoir gagné une somme folle au
Loto.)
Personnage n°1 : Pauline – Personnage n°2 : Améliane
P1 : Bonjour, petite fille ! Comment vas-tu ?
P2 : De un, ch’uis pas petite et de deux, on n’a pas élevé les cochons ensemble.
P1 : Mais je disais juste bonjour à une jolie petite fille…
P2 : Ouais, bah non, c’est pas parce que j’ai été obligée de venir que je suis obligée de parler aux vieux !
P1 : Et la politesse, voyons ! Je vais le dire à votre maîtresse si vous continuez.
P2 : Si tu fais ça, je crève ton fauteuil roulant.
P1 : Ah non, pas ça ! Tu ne ferais pas ça à une vieille dame comme moi ? Et puis, tu ne pourrais pas !
P2 : Ah ouais, on parie ?
P1 : Ca veut dire quoi : on parie ? Je n’ai pas ton âge !
P2 : Ah oui, c’est vrai, le temps des dinosaures est révolu. Faut évoluer. Mais bon, vous êtes bientôt au cimetière avec vos copains, alors bon .
P1 : Oh, sale petite malpolie ! Va-t’en d’ici et que je ne te revoie plus ! T verras quand tu auras mon âge…
P2 : De toute façon, je comptais pas rester plus longtemps. Mais vous inquiétez pas, je regarderai chaque semaine dans la rubrique « défunts » dans le journal pour voir où vous en êtes !
(Une dame âgée, une fillette de 10 ans, une classe d’enfants visitait une maison de retraite.)
Personnage n°1 : Mme Kérangoarec – Personnage n°2 : Angèle
P1 : Alors, comment tu me trouves ? C’est pas mal, hein ?!
P2 : Hum, hum… C’est ringard, mais enfin… Evolue !
P1 : Bah quoi ? Tu as vu ce que tu portes, toi ?
P2 : Comment oses-tu ? MOI, je suis à la mode, je te signale !
P1 : Ton accoutrement est des plus farfelus. Que dirais-tu d’essayer ma tenue ?
P2 : Jamais de la vie ! Tu imagines la honte que je vais me prendre ? Ca, c’est pour les vieux !
P1 : Vieille, moi ? Je suis sure que la vendeuse nous prend pour des sœurs !
P2 : Ahaha ! Mais bien sûr… Tu es toute ridée !
P1 : Ridée ? C’est la meilleure ! Au prix des injections !
P2 : Parce que tu te fais des injections ? Ben, il va falloir changer de méthode, parc que là, c’est la catastrophe !
P1 : Ingrate ! Tu verras plus tard si c’est facile ! En attendant, file me chercher un jean, et taille 36 s’il-te-plaît !
P2 : Taille 36 ?? Mais maman, tu sais bien que tu fais beaucoup plus ! Il faut voir la vérité en face !
(Une mère de 45 ans sortait de la cabine d’essayage et demandait l’avis de sa fille de 15 ans.)